J'ai rencontré ce personnage pour un de mes cours d'écriture journalistique. Voici le portrait d'un chasseur de fantôme qui m'avait donné rendez vous dans l'Abbaye de Mortemer, lieu le plus hanté de France ! Visite guidée dans le surnaturel...
"Je crois aux fantômes, c'est une certitude"explique t'il en avalant goulument une bouffée de sa cigarette. Visage carré, coupe de cheveux type chouette, yeux noirs et regard intense, petit bouc bien taillé, profilé, cisaillé à sa personnalité et voix caverneuse, tout est là pour entretenir le mystère du personnage. En effet, Erick Fearson, 39 ans, est chasseur de fantôme. Le détail va même jusqu'aux bijoux et plus particulièrement deux bagues, la première, main gauche, "c'est le troisième oeil, celui qui voit dans l'autre monde, c'est le symbole de l'ouverture d'esprit!" dit il, la deuxième , main droite, " la boule représente la mag
ie, et l'aspect éternel est symbolisé par le cristal et les mains squelettiques, le temps passe mais la magie reste !". la voix est pincée mais le ton passionné, les mots raisonnent dans le grand salon de l'Abbaye de Mortemer. magie, mystère et échos, l'abbaye la plus entée de France prend un air inquiétant. Décors planté pour une chasse aux fantômes en compagnie d'Erick Fearson.
L'apprenti illusionniste
Non seulement "le fils de la peur", il appartient aussi à une famille peu commune, enfant d'un illusionniste et d'une tarologue, un oncle sorcier, une tante cartomancienne, une cousine médium et un grand-père guérisseur. C'est d'ailleurs l'ancien qui va être le révélateur du don d'Erick : "J'avais 6 ans, et mon grand-père m'a mis une baguette de sourcier dans les mains, en quelques minutes j'vais trouvé une source, je sentais une facilité, un don!". Et puis à 8 ans, première expérience de la peur, en regardant Nosferatu, "j'ai eu la trouille de ma vie, j'en ai fait des cauchemars, mais j'ai adoré cette sensation, c'est ce que je recherche toujours d'ailleurs dans mes différentes expériences" la vois encore tremblante, les bagues s'entrecroisent et un sourire s'esquisse. Erick avait trouvé sa passion, sa maîtresse, la peur. A 9 ans, la mort de son père et la récupération de son matériel : cartes, cordes, foulards, boules volantes, tours de passe-passe, et bien d'autres merveilles pour un gamin le poussent à devenir illusionniste. Il travaille dure, dès son plus jeune âge c'est au collège qu'il comprend que sa vie n'est pas si normal que cela. En parlant avec mes camarades je me rendais compte que, pour moi, le monde paranormal était le monde normal que tout le monde connaissait". A force de travail, de répétition, à 16 ans il commence à se produire sur scène en tant qu'illusionniste, à 18 ans, il plaque tout et part aux Antilles. Pour un stage de vaudou? A la question Erick refuse de répondre. Tout ce qu'il veut bien dire c'est qu'après un très gros ouragan il décide de rentrer en France. Il travaille alors avec les plus grands magiciens du monde. Au top de sa carrière, reconnu dans le métier, notre apprenti sorcier commence à se lasser de la magie et de son côté pompeux. Il se lance donc la bizarisme et le mentalisme deux sciences plus intimistes, plus personnelles, avec un rapport plus humain avec le public. C'est dans ces sciences qu'il va trouver tout ce qu'il cherchait : du mystère, des questions et de la sagesse.
La chasse peut commencer...
Quelques pas autours de l'Abbaye en direction des ruines, d'un bras tendu et d'un regard fixe il montre l'emplacement d'un ancien vitrail situé sur l'un des derniers pendant de mur encore debout. "C'est ici que Mathilde apparait le plus souvent". Selon Fearson, "Mathilde, la Dame Blanche, était à l'époque une fille très légère et pour la punir son père l'a emmuré pendant 12 ans dans cette abbaye. Contrairement à ce que disent les gens elle n'est pas morte ici! Mais son âme rode toujours ici, sûrement à cause de cet isolement !". Moment de silence, comme pour attendre l'apparition, mais rien, pourtant "c'est ici, en compagnie d'une équipe de tournage que j'ai entendu des bruits de respiration pendant plus d'une minute". Pas de respirations, pas de visions, mauvaise chasse pour le moment. Mais le flaire de Fearson reste aiguisé et le dirige près de l'étang de l'Abbaye. Arbres morts, brouillard épais et bas, l'atmosphère devient lugubre et pesante "c'est dans ces conditions que les gens voient ce qu'ils veulent voir", en effet le reflet de la lumière dans l'eau, branches mortes en forme de bras, buissons mal taillés aux formes étranges, l'imagination s'emballe. "C'est pour cela qu'il faut faire la part des choses, ne pas croire à tous les témoignages, j'ai donc pris la voie du milieu du mouvement bouddhiste, la vérité n'est ni d'un côté ni de l'autre, elle est dans les deux" philosophe le chasseur sans gibier.
Toujours rien à l'horizon...
Mais chasser le fantôme n'est pas une chose de tout repos. il faut des armes appropriées : caméras infrarouges et thermiques, détecteurs de mouvements, thermomètres. "Il faut 2 sortes de thermomètres, un numérique, très précis, mais qui risque de se dérégler en cas de phénomène de hantise et un traditionnel , au mercure, qui lui, dans toutes les situations ne peut être déréglé". Même chose pour les appareils photos "si je prend une photo avec un appareil numérique et s'il apparait quelque chose, ça n'aura pas de valeur de preuve, la photo a pu être trafiquée à l'ordinateur, ce qui n'est pas possible avec un appareil argentique". Mais les deux armes lourdes pour être un bon chasseur sont le recul et la connaissance. AMEN. Et oui cette chasse n'est pas barbare et sanguinaire, mais elle est noble, un défi permanent entre l'homme et le mystère. Une chasse à coure de l'imaginaire...

La conclu
L'imaginaire il n'y avait que ça aujourd'hui, des histoires à dormir debout ou de véritables faits, Erick y croit s'est le principal.
Il en a fait un business super rentable !
"Je crois aux fantômes, c'est une certitude"explique t'il en avalant goulument une bouffée de sa cigarette. Visage carré, coupe de cheveux type chouette, yeux noirs et regard intense, petit bouc bien taillé, profilé, cisaillé à sa personnalité et voix caverneuse, tout est là pour entretenir le mystère du personnage. En effet, Erick Fearson, 39 ans, est chasseur de fantôme. Le détail va même jusqu'aux bijoux et plus particulièrement deux bagues, la première, main gauche, "c'est le troisième oeil, celui qui voit dans l'autre monde, c'est le symbole de l'ouverture d'esprit!" dit il, la deuxième , main droite, " la boule représente la mag
ie, et l'aspect éternel est symbolisé par le cristal et les mains squelettiques, le temps passe mais la magie reste !". la voix est pincée mais le ton passionné, les mots raisonnent dans le grand salon de l'Abbaye de Mortemer. magie, mystère et échos, l'abbaye la plus entée de France prend un air inquiétant. Décors planté pour une chasse aux fantômes en compagnie d'Erick Fearson.L'apprenti illusionniste
Non seulement "le fils de la peur", il appartient aussi à une famille peu commune, enfant d'un illusionniste et d'une tarologue, un oncle sorcier, une tante cartomancienne, une cousine médium et un grand-père guérisseur. C'est d'ailleurs l'ancien qui va être le révélateur du don d'Erick : "J'avais 6 ans, et mon grand-père m'a mis une baguette de sourcier dans les mains, en quelques minutes j'vais trouvé une source, je sentais une facilité, un don!". Et puis à 8 ans, première expérience de la peur, en regardant Nosferatu, "j'ai eu la trouille de ma vie, j'en ai fait des cauchemars, mais j'ai adoré cette sensation, c'est ce que je recherche toujours d'ailleurs dans mes différentes expériences" la vois encore tremblante, les bagues s'entrecroisent et un sourire s'esquisse. Erick avait trouvé sa passion, sa maîtresse, la peur. A 9 ans, la mort de son père et la récupération de son matériel : cartes, cordes, foulards, boules volantes, tours de passe-passe, et bien d'autres merveilles pour un gamin le poussent à devenir illusionniste. Il travaille dure, dès son plus jeune âge c'est au collège qu'il comprend que sa vie n'est pas si normal que cela. En parlant avec mes camarades je me rendais compte que, pour moi, le monde paranormal était le monde normal que tout le monde connaissait". A force de travail, de répétition, à 16 ans il commence à se produire sur scène en tant qu'illusionniste, à 18 ans, il plaque tout et part aux Antilles. Pour un stage de vaudou? A la question Erick refuse de répondre. Tout ce qu'il veut bien dire c'est qu'après un très gros ouragan il décide de rentrer en France. Il travaille alors avec les plus grands magiciens du monde. Au top de sa carrière, reconnu dans le métier, notre apprenti sorcier commence à se lasser de la magie et de son côté pompeux. Il se lance donc la bizarisme et le mentalisme deux sciences plus intimistes, plus personnelles, avec un rapport plus humain avec le public. C'est dans ces sciences qu'il va trouver tout ce qu'il cherchait : du mystère, des questions et de la sagesse.
La chasse peut commencer...
Quelques pas autours de l'Abbaye en direction des ruines, d'un bras tendu et d'un regard fixe il montre l'emplacement d'un ancien vitrail situé sur l'un des derniers pendant de mur encore debout. "C'est ici que Mathilde apparait le plus souvent". Selon Fearson, "Mathilde, la Dame Blanche, était à l'époque une fille très légère et pour la punir son père l'a emmuré pendant 12 ans dans cette abbaye. Contrairement à ce que disent les gens elle n'est pas morte ici! Mais son âme rode toujours ici, sûrement à cause de cet isolement !". Moment de silence, comme pour attendre l'apparition, mais rien, pourtant "c'est ici, en compagnie d'une équipe de tournage que j'ai entendu des bruits de respiration pendant plus d'une minute". Pas de respirations, pas de visions, mauvaise chasse pour le moment. Mais le flaire de Fearson reste aiguisé et le dirige près de l'étang de l'Abbaye. Arbres morts, brouillard épais et bas, l'atmosphère devient lugubre et pesante "c'est dans ces conditions que les gens voient ce qu'ils veulent voir", en effet le reflet de la lumière dans l'eau, branches mortes en forme de bras, buissons mal taillés aux formes étranges, l'imagination s'emballe. "C'est pour cela qu'il faut faire la part des choses, ne pas croire à tous les témoignages, j'ai donc pris la voie du milieu du mouvement bouddhiste, la vérité n'est ni d'un côté ni de l'autre, elle est dans les deux" philosophe le chasseur sans gibier.
Toujours rien à l'horizon...
Mais chasser le fantôme n'est pas une chose de tout repos. il faut des armes appropriées : caméras infrarouges et thermiques, détecteurs de mouvements, thermomètres. "Il faut 2 sortes de thermomètres, un numérique, très précis, mais qui risque de se dérégler en cas de phénomène de hantise et un traditionnel , au mercure, qui lui, dans toutes les situations ne peut être déréglé". Même chose pour les appareils photos "si je prend une photo avec un appareil numérique et s'il apparait quelque chose, ça n'aura pas de valeur de preuve, la photo a pu être trafiquée à l'ordinateur, ce qui n'est pas possible avec un appareil argentique". Mais les deux armes lourdes pour être un bon chasseur sont le recul et la connaissance. AMEN. Et oui cette chasse n'est pas barbare et sanguinaire, mais elle est noble, un défi permanent entre l'homme et le mystère. Une chasse à coure de l'imaginaire...

La conclu
L'imaginaire il n'y avait que ça aujourd'hui, des histoires à dormir debout ou de véritables faits, Erick y croit s'est le principal.
Il en a fait un business super rentable !
- Il se déplace chez les gens pour de véritables séances surnaturelle et de frissons. Pour la modique somme de 30€ par mois.
- Il assiste des exorcistes dans leur différentes interventions.
- Il est aussi consultant externe pour des particuliers ou des agences immobilières pour expertiser différentes maisons avec leur taux de bizarreries inexplicables...
Alors Erick Fearson businessman averti ou porte ouverte vers un monde auquel on refuse de croire?




